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Critique geek : Thor, ou comment Marvel continue à préparer l'arrivée de The Avengers

Par le 28/04/2011 à 16h30 (2603 lectures)

Après de nombreuses discussions au sein de la rédaction concernant les nouvelles rubriques à vous proposer au sein de nos actualités, nous avons décidé que de partager avec vous une partie de notre quotidien de geeks aux passions diverses devait être au coeur de nos préoccupations. Ainsi est née notre idée de créer la chronique « Critique geek ».

 

Loin de toute volonté de vous apporter l'éclairage de passionnés du cinéma pour le cinéma et autres analystes de la tendance Canno-Hollywoodienne, elle est avant tout destinée à vous faire connaître notre avis sur telle ou telle sortie, le partage d'une expérience, pour peu qu'elle soit un tant soit peu vitale pour la vie d'un geek.

 

Une chronique où l'on fait ce que l'on veut... en parlant de ciné

 

Source CodeBien entendu, la rédaction se permet d'avance de se réserver le droit à se perdre dans des chroniques sur des réalisations aussi essentielles que Sex Friends ou son futur clone Sexe entre amis.

 

Il ne faut pas oublier que l'équipe est avant tout composée de mâles, même si nous tenterons le plus possible de vous indiquer l'avis de notre geekette de service, qui vous permettra de connaître le potentiel WAF des différents films.

 

Et pour continuer à tout vous avouer, sachez que nous aurions dû commencer cette chronique dès la semaine dernière avec Source Code

 

Un film au nom plus qu'évocateur (et trompeur), distribué dans nos contrées par SND (Groupe M6) et dont la promo a largement été faite à coup de places offertes sur des sites plus ou moins portés vers l'univers numérique... qui n'a finalement pas retenu notre attention (mais allez, on lui met un petit 3/5)

 

Source code : et puis quoi encore ?

 

L'affiche de ThorNotre côté Linuxien manchot pourrait évoquer le manque de relation entre un code source et une pseudo histoire d'ampoule (vous aussi ça vous paraît bizarre ?), ou même le manque de classe du placement de produit Bing / Nokia... mais nous avons finalement décidé de nous retrancher derrière la règle dite « des cinq décors » du Geek Code (oui, on l'a inventé sur une base de How I met your mother) : tout film qui comporte moins de cinq décors ne pourra être chroniqué.

 

Nous avons donc finalement opté pour Thor, dernier titre en date issue de l'univers Marvel, qui marque un pas de plus vers le très attendu The Avengers, réalisé par Josh Whedon (Angel et Buffy contre les vampires, mais aussi Doll House et The office... ça compense).

 

Nous l'avons visionné au Kinépolis de Nancy, en 3D (passif)... contraints et forcés.

 

La douloureuse question de la 3D (comme ça, c'est fait)

 

Lunettes 3D SamsungCar toute chronique de geek se doit d'avoir son instant technophile. Mais pour la 3D, nous ne le ferons qu'une fois de manière détaillée, histoire que cela soit inscrit dans le marbre : si cette technologie peut être une bonne chose, ce qui en est fait au niveau commercial est une horreur sans nom.

 

Qu'il s'agisse des films mal convertis à la dernière minute histoire de faire un peu plus de chiffre, de ceux qui exploitent la technologie dans des titres où cela ne va apporter que des maux de tête (qui a parlé des scènes de combat de Resident Evil : Afterlife 3D ?) ou des cinémas qui profitent des grosses sorties pour gagner quelques euros de plus par tête sans se soucier de la liberté de leurs clients... on a de plus en plus envie d'attendre de pouvoir regarder un bon vieux Blu-ray chez soi.

 

Il ne faut en effet pas oublier qu'outre ceux qui se passeraient très bien de la 3D dans la majorité des films, mais pas tous (c'est mon cas), il y a de nombreux adeptes de cinéma qui ne peuvent tout simplement pas voir en stéréoscopie en raison d'un problème de vue.

 

Pour eux : quelle solution ? Aucune s'ils veulent le confort d'une grande salle qui ne diffuse désormais que la version 3D. Il leur faut donc se tourner vers des cinémas plus petits pour assouvir leur passion en 2D.

 

On apprécierait donc que la liberté soit de mise, et que les exploitants prennent en compte ces clients, qui, même minoritaires, devraient avoir leur mot à dire. Pour les producteurs, réalisateurs et autres studios... on a déjà abandonné l'idée de les voir n'utiliser la 3D que comme une manière de donner plus de profondeur à certaines histoires, plutôt que comme une « cash machine » bienvenu en période de crise.

 

Dans Thor (qui n'a pas été tourné en 3D), elle est néanmoins utilisée avec parcimonie, et surtout pour donner du relief aux scènes et aux mondes tels qu'Asgard. Nous n'avons pas noté de passage véritablement gênant ou d'effet qui nous a fait nous approcher de l'épilepsie.

 

On nous a aussi évité, Dieu merci, le coup du marteau que l'on aurait l'impression de recevoir en plein visage. Une utilisation de la stéréoscopie comme on les aime donc : donner du relief, sans en abuser.

 

Thor et son marteau : une sorte d'Iron Man 3 en costume

 

Thor est d'une certaine manière la suite d'Iron Man 2. En effet, dans un jeu d'imbrication dont Marvel a le secret, les personnages se mettent en place un à un afin de nous dessiner le puzzle de l'initiative et du S.H.I.E.L.D. qui continuera avec Captain America et qui connaîtra son apothéose lors de la sortie de « The Avengers ».

 

The avengers

 

Nous reprenons donc le fil de l'histoire là où s'était arrêtée celle de Tony Stark dans une scène bonus : une équipe de scientifiques scrute les étoiles et rencontre un phénomène inhabituel qu'il lui faut absolument filmer. Dans la précipitation du moment, la jeep du groupe renverse un homme qui dit être le fils d'Odin.

 

ThorOn apprendra plus tard qu'ayant déclenché une guerre avec les géants des glaces, guidé par son arrogance et son tempérament de guerrier, il aura été banni d'Asgard par son père, condamné à vivre dans le royaume de Midgard (la terre) comme un simple être humain... en attendant de pouvoir récupérer ses pouvoirs et son marteau : le Mjölnir

 

Une arme de destruction surpuissante, qui prend l'apparence d'un outil de construction, comme pour rappeler le choix qui se posera tout au long du film à notre héros.

 

Tirant un peu sur les mêmes ficelles que les épisodes d'Iron Man, en mêlant humour un peu potache et situation pouvant causer la perte de notre monde, le film arrive à assurer un bon rythme qui vous tiendra en haleine pendant ses 1h54 sur fond de guerre fratricide.

 

Un film imparfait, mais qui tient éveillé

 

Tout juste regrettera-t-on le scénario un peu téléphoné, le montage parfois un peu erratique, mais surtout une scène où Thor enfile son armure qui vire presque à la caricature d'un épisode de Bioman.

 

Les mondes tels qu'Asgard, lorsqu'ils sont représentés en 3D, auraient aussi pu faire preuve d'un peu plus d'attention (bien que notre geekette ait apprécié). Cela manque un peu de photoréalisme, fait un peu trop dans le clinquant tendance « les cités d'or next gen ». À l'inverse, le centre-ville où se déroule une partie de l'action fait un peu trop « décor cheap ». 

 

C'est d'autant plus dommage que le reste des effets spéciaux est globalement réussi et que les décors au sein du royaume d'Asgard montrent que l'on y a porté bien plus d'attention.

 

Les personnages secondaires manquent par contre carrément de punch et font un peu tache dans le décor, tout comme l'un des seuls « gros méchants » que l'on aperçoit dans la bande-annonce, qui n'est pas sans nous rappeler ce bon vieux Gort de « Le jour où la terre s'arrêta ».

 

Les compagnons de Thor

 

Reste une mention spéciale à Idris Elba dans le rôle du gardien Heimdall qui, en plus de son look franchement réussi, sait imposer cette patience, cette sagesse et la force tranquille qui le caractérisent.

 

Quoi qu'il en soit, on s'amuse à voir cet être divin aux pouvoirs brisés se faire renverser à plusieurs reprises par une simple voiture ou succomber aux décharges d'un pauvre Taser, tout comme on apprécie la bande-son plutôt réussie et certaines images fortes, aidées par un casting principal qui a de la gueule.

 

Odin Thor Loki

 

En effet, le très musculeux (c'est un point important, selon notre geekette) Chris Hemsworth semble ici être né pour interpréter ce personnage, soutenu par un Anthony Hopkins vieillissant, mais toujours au meilleur de sa forme lorsqu'il s'agit d'incarner le Dieu de toutes choses... rien que cela.

 

Côté casting, c'est réussi (le top 3 dépend des goûts)

 

On retrouve d'ailleurs une étrange similitude physique entre les deux hommes à plusieurs reprise, comme pour renforcer leur filiation, à l'opposé d'un Loki anémique, froid et pas vraiment nordique avec ses cheveux sombres... comme s'il était tout droit sorti de Serpentard.

 

Natalie Portman, que nous avions été étonnés de voir apparaître dans ce rôle (on la préfère tout de même dans V pour Vendetta, et on lui préfère la veuve noire), est toujours aussi superbe campe une parfaite humaine capable de faire fondre le futur roi d'Asgard, bien que leur relation soit finalement assez différente de celle des Comics.

 

Thor Natalie Portman

 

C'est d'ailleurs l'un des points qui pêche dans cette adaptation. Non pas le respect de l'original tant il est impossible de convertir une série entière en un film de deux heures, mais le manque de profondeur de ces liens qui unissent les personnages.

 

Un bon spectacle, mais un vrai manque de profondeur

 

Qu'il s'agisse de Loki face à lui même, de la relation des deux frères entre eux ou vis-à-vis de leur père, ou encore de Thor face à ses responsabilités... on se retrouve souvent sur sa faim devant le manque d'ambition pour ce qui est de nous faire ressentir ce qui ronge tout ce petit monde... alors qu'il y aurait tant à dire.

 

Mais il en va surement ainsi des films qui ne sont qu'une étape intermédiaire dans la longue épopée de Marvel. Plus minoritaire qu'un Iron Man qui pouvait se targuer d'avoir une âme (complètement déjantée, mais tout de même), Thor ne pêche finalement que par son statut.


Il en reste pas moins un bon film de divertissement, surtout pour les adaptes de Marvel... et il est incontournable pour ceux qui attendent l'arrivée de « The Avengers » avec impatience.

 

Nick : on attend plus que toi (pis Captain America du coup)

 

On vous conseillera d'ailleurs de rester une fois de plus jusqu'à la fin du générique, où l'on apercevra une fois de plus ce bon vieux Nick Fury, toujours aussi intense sous les traits de Samuel L. Jackson, bien plus que sous ceux de David Hasselhoff, en tout cas.

 

David Hasselhoff Nick Fury

 

Note finale : NoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNote (Parce quand on est fan, on est exigeant)

 

Les bandes-annonces :

 

 

 

Le petit bonus que l'on apprécie toujours autant :

 

 

N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires sur cette chronique, comme chaque chose, elle est perfectible. Pensée pour vous, c'est grâce à vous que nous pourrons le mieux l'adapter à vos attentes.

Il y a 2 commentaires - Poster un commentaire
le 30/04/2011 à 14h18
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Bonne idée cette rubrique !
C'est exactement ce que j'ai pensé du film. La recette Marvel : prenez un super-héros, une jolie fille, un scénario pas bien compliqué, une bonne dose d'effet spéciaux et voilà le travail ! En tout cas pour moi, ça marche toujours :^^: (Natalie Portman :love:)

Continuez comme ça !
le 04/05/2011 à 11h49
Alerter commentaire au modérateur
Merci ;)
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